La Costa
Brava ou les seigneurs des rayons.
Mai 2004, la sortie club
sur la Costa Brava est attendue avec impatience. Les cyclos pradéens
se sont entraînés sur les " pause café " hivernales et les premières
randonnées de la saison 2004. Le physique est au rendez vous et le moral
a la couleur du soleil : étincelant. 11 cyclos " prennent la route "
de la station thermale du Boulou, point de ralliement pour un départ
aux aurores " catalanes " : Gérard, Joachim, Philippe, Vincent, Jean,
Joseph, Richard, Eric, Jean-Michel, Daniel et Francis .
Le départ se fait en jaune : couleur des coupe vent de l'ACP, un dernier
coup de pompe au " destrier ", un petit pain au chocolat pour la route
et nous voilà partis vers Saint Génis des Fontaines, Saint André, Argelès
et les premiers contre forts de la Côte Vermeille. Une route plate pour
une mise enjambes piano piano. La première grimpette sur Collioure se
fait en " grupetto " ; la mer est calme, le soleil se lève, la journée
s'annonce magnifique sur la " Costa Brava " .
Nous traversons Collioure avec une vue imprenable sur le port et le
Fort Saint Elme. Les mouettes viennent nous saluer, nous longeons les
vignes de la Madeloc, souvenir des " Saint Cyp " et autres brevets internationaux
catalans pour certains et d'une mémorable tramontane pour d'autres (Jean)
ou de belles grillades pour l' ACP à Notre Dame de Consolation.
Nous plongeons vers Port Vendres en sillonant entre les beaux lacets
qui nous mènent à Paulilles. Puis, deuxième bosse où Jean sans peur
place une première dynamite. Le grupetto se disloque puis se retrouve
au port de Port Vendres, avant de se frotter à la troisième grimpée
qui nous conduit vers les hauts de Banyuls où un cyclo niçois en sandales
et tee shirt se joint à notre groupe .,11 roule vers Valence mais a
tout son temps, dixit le cyclo.
Banyuls est atteint, pas d'incident à signaler. Francis n'a pas cassé
de rayon cette année. Le temps est superbe, nous pouvons admirer à loisir
la côte rocheuse et la réserve naturelle aquatique de Banyuls, en montant
" au train " le joli petit col de Banyuls. Le vignoble surplombant la
route est bien tenu, la récolte sera bonne en septembre. Petite halte
pour la pause " toilette " avant de piquer sur Cerbère et sa fameuse
gare. L'ACP cycle à l'aise, à l'image de Richard, Vincent et Jean Michel,
Eric très affûté, Joachim, Philippe, Gérard roulant de concert et Jean,
Joseph et Daniel attendent l'arrivée à Cerbère pour prendre le TGV qui
va nous emmener au sommet du col de Cerbère, frontière espagnole. Dès
le pied du col, les attaques fusent et propulsent l'ACP en " Espagne
Catalane sans modalité de contrôle ".
Une halte au sommet nous permet d'admirer la ville de Port Bou et sa
magnifique baie, mais aussi la 5ème ascension qui se profile sur l'horizon
bleu de la côte espagnole. Descente en virages serrés sur Port Bou,
traversée de la petite bourgade en zig zag dans les ruelles pour escalader
le petit col de Port Bou (petit mais dur le bougre). Nous surplombons
la ville, vue imprenable sur la gare de Port Bou et tes magnifiques
criques côté mer.
Dans cette grimpette toute en lacets et à flanc de montagne, les cyclos
se séparent. Daniel, le nordiste de l'équipe invité surprise, monte
au rythme du plat pays. Gérard, Joachim et Philippe assurent un tempo,
devant Richard, Jean Michel, Eric et Jean se testent pour le maillot
à pois. Tout rentre dans l'ordre " au meilleur grimpeur " avec une pause
café bienvenue. La baie de Llansa se dessine au loin. La descente sur
Llansa fait du bien aux jambes et permet aux cracks pradéens de retrouver
le moral. Nous croisons des cyclos en contre sens qui grimacent sur
leurs bécanes.
Nous, nous sommes tout sourire ( en
vélo, mieux vaut descendre que monter !!! ". En parlant de monter, en
voilà une qui arrive, juste avant Llansa, petite et roulante. Dans la
poche sans forcer dixit Daniel et José avant l'arrivée à Llansa. Point
de vue agréable sur la baie de Llansa et son port dont les eaux scintillent
sous les rayons du soleil. L'ACP bien groupée, emmenée par Richard,
Vincent, déboule " en relais " direction le Port de la Selva. Mais,
de Llansa et ses belles villas parsemées dans les pinèdes au Port de
la Selva et ses restaurants touristiques, il faut contourner la baie
par une route sinueuse à souhait au milieu des pins où il fait bon respirer
l'air du large. Les jambes se font un peu plus lourdes mais le rythme
de pédalage tout en douceur, la chevauchée héroïque des onze cyclos
se poursuit tout en harmonie jusqu'au pied de la 6ème ascension du jour
: le col de Péralta. Long de six kilomètres, il va nous emmener au dessus
de Cadaquès, par une route agréable au revêtement très roulant et qui
serpente dans la réserve naturelle du Cap Creus. Perchées au sommet
du Cap Creus comme des guetteurs, les éoliennes majestueuses surveillent
notre progression, dominant les collines de champs d'oliviers : un "
olivar " en catalan. Les innombrables fleurs du bassin méditerranéen
offrent un décor merveilleux où régnent le calme et la sérénité. Le
Col de Péralta, un bon souvenir pour Richard et Francis qui l'ont gravi
à plusieurs reprises au brevet international catalan avec les béarnais
et les comingeois pour une montée musclée ou une autre fois avec une
cyclote pressée : Richard voulant lui ramener le bidon qu'elle avait
perdu, ça flinguait sérieux sur la crête du Cap Creus. Bon pour dire
que le rythme est soutenu vers Cadaquès et Richard, Eirc, Vincent et
Jean-Michel décident de faire le dernier kilomètre pour prendre les
derniers points du trophée des grimpeurs. Le reste de la troupe montant
à un rythme moins soutenu. Bon c'est pas tout ! une heure d'avance sur
l'horaire restaurant. C'est dire la forme olympique de l'ACP en l'an
2004 ! Francis décide de voir Cadaquès sur un coup de cœur. Cadaquès
" la Grecque " avec ses clins d'oeil à Dali et à sa moustache légendaire,
ses murs blancs éclatants sous ce soleil et son église reconnaissable
entre toutes. Même fatigués, les cyclos de l'ACP ne se dégonflent pas
et nous voilà roulant à tombeau ouvert vers la belle Cadaquès : 5 kilomètres
de bonheur absolu pour voir le spectacle de la baie de Cadaquès, ses
maisons, ses restaurants, sa place, sa beauté toute de blanche vêtue.
Nous faisons une halte à l'extrémité de la ville pour reprendre nos
esprits éblouis par tant de lumière. Joachim, Philippe et Gérard se
concentrent ainsi que Joseph, Jean et consorts pour la 7 ème montée
de la matinée. Après ce bol d'air de la baie de Cadaquès, les cyclos
pradéens volent littéralement vers le sommet du col de Péralta ( Eric,
Richard et Francis peuvent le confirmer), avalant à pleine vitesse les
6 kilomètres qui les propulsent au pied des éoliennes, synonyme de descente
sur la baie de Rosas, Un final féerique qui met en valeur les talents
de descendeur de Jean Michel, Vincent, Daniel qui retrouve ses jambes
de 20 ans, entre autres et nous amène au restaurant plein centre de
Rosas sur le paseo où un repas pantagruélique nous attendait. Que du
bonheur ! ! ! Après ce moment de pure convivialité il nous faut revenir
au pays, direction La Junquera à travers les villages catalans d'Ampuria,
Castello d'Ampuria, Capmany, et j'en passe et des meilleurs, au beau
milieu des vergers, potagers, champs de maïs et porcheries espagnoles
aux odeurs incomparables.
Un bidon perdu, une chaîne qui se
fait la malle, un arrêt " pipi " imprévu, ne perturbent le train d'enfer
de l'ACP qui débarque à La Junquera, un dimanche après midi, noyée de
touristes, aux magasins pris d'assaut. Nous passons La Junquera, laissant
les badauds à leurs occupations, le " grupetto " se scinde en deux parties
because la chaleur et la fatigue après plus de 140 kilomètres de " manivelle
". Nous atteignons Le Perthus bourré de clients et de voitures stationnées
à même la route. Joachim et Francis traversent Le Perthus à pied au
milieu d'une cohue monstre. Devant, Vincent, Richard, Eric, Daniel,
Jean et Jean-Michel attendent sagement à la sortie du Perthus. Regroupement
direction Le Boulou et ses thermes, à fond la caisse pour Vincent, Daniel,
Jean Michel, Eric et Richard. Ça sent l'écurie et ça décoiffe même avec
le casque. Pour le reste, enfin l'hôtel " le Méridien " rond point à
droite toute et sus aux voitures . Quelle équipée, par un temps magnifique,
un repas extraordinaire à Rosas, une visite guidée de Cadaquès pour
pas cher ! ! ! une réserve naturelle du Cap Creus que Joachim, Daniel
en particulier ont appréciée à sa juste valeur. En résumé, une sortie
club à la hauteur de l'ACP et de son président José.
A l'année prochaine et " per mouls anys ".