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Les cyclos de l'ACP
ont débarqué à Najac, plus précisément aux Hauts de Najac dans
l'Aveyron pour trois jours de randonnées entre Quercy et Rouergue.
Najac, magnifique cité médiévale bâtie sur une crête rocheuse
dominant les gorges somptueuses de l'Aveyron.
Vendredi 4 juin:
Nous prenons possession de nos pavillons de plain pied. Le village
est situé dans un parc ombragé de 6 hectares. Après une petite
promenade pour découvrir le village situé face à la forteresse
de Najac, vue imprenable sur un paysage panoramique de la vallée
de l'Aveyron, nous prenons l'apéritif de bienvenue et passons
à table au restaurant « le Cantagrill » situé dans une salle
spacieuse, à l'architecture remarquable.
Un petit « debriefing » suit le repas. Demain samedi 5 juin,
première étape de 135 kms vers Saint Cirq Lapopie, Cajarc et
retour par Martell, Loc Dieu et Montell avant l'arrivée à Najac.
Samedi 5 juin:
Au Cantagrill, le petit déjeuner est copieux et les cyclos en
profitent pour charger au maximum « la chaudière », vu le parcours
concocté par Jean, grand absent de ce séjour 2010, il faudra
en garder sous les pédales pour rejoindre le village de vacances.
La fin du parcours s'annonce redoutable. Tout en montée !
L'ACP est au complet au top départ : Walter, Daniel, Jean Claude,
Bernard, Ian, Joachim, Gérard sont motivés à l'idée de cycler
sur les Causses du Limogne.
Richard, Jean Michel et Francis sont prêts à défier les routes
du Rouergue.
Les premiers kilomètres sont en descente ; tout schuss vers
le bas de Najac et les gorges de l'Aveyron. Nous atteignons
le paisible hameau de Coutière et amorçons une grimpette vers
Mazerolles, un bon échauffement pour débuter le circuit, 5 kms
de bosses. Nous passons des fermes Rouergotes qui s'éveillent.
Richard, Walter, Francis et Ian ouvrent la route sur Castanet
et le lac « le Parisot ». Nous sommes sur le plateau de Limagne
terres vallonnées et champs de cultures céréalières s'étendent
à l'horizon. Les cyclos ne sont pas gênés par la circulation
très peu de voitures. A Parisot, regroupement général, pour
prendre une partie de nationale venant de Caylus. Walter est
ramené sur la bonne route !
Direction Saint Projet, petite route départementale qui serpente
à travers champs où nous apercevons « les pigeonniers » du Rouergue.
A Saint Projet, hésitation collective dans le village et demi
tour pour reprendre la bonne route direction le village de Varaire,
pas de difficulté majeure. La route serpente sur une portion
plate, voir descendante sur Concots où une halte restauration
est organisée par l'ACP. Nous sommes à une dizaine de kilomètres
de Saint Cirq Lapopie où une belle route traverse une forêt
de châtaigniers et nous amène en surplomb de la vallée du Lot,
là Bernard nous a préparé un arrêt photos pour bénéficier d'une
vue panoramique sur la vallée du Lot puis nous descendons sur
Saint Cirq Lapopie, considéré comme l'un des plus beaux villages
de France ( bon ex æquo avec Conques !) ; Saint Cirq Lapopie
s'agrippe à une falaise de 100 m de haut ; le village surplombe
le Lot.
Merveilleux village médiéval, du rouge, de l'ocre, du rose orangé
etc … tel nous apparaît Saint Circ. Bon, il faut escalader la
route qui mène au village. Petit plateau recommandé ; nous laissons
les vélos devant l'office du tourisme et une petite marche nous
amène en haut du château pour admirer toute la vallée du Lot
vers le château de Génevières et Cajarc où nous avons prévu
notre collation de midi.
Bernard est le guide régional, Saint Cirq il connaît ; il nous
fait traverser le cœur du village où nous trouvons l'église
édifiée au 16ème siècle, le Musée Rigault et la Maison Daura,
puis une halte devant la maison familiale de Bernard et nous
finissons la traversée de Saint Cirq sur une belle bosse pour
prendre la direction de Crégols et longer l'ancienne route des
Escluses, très belle route qui suit les méandres du Lot, nous
passons devant le château de Génevières avec son donjon carré
et sa très belle façade. Côte Lot, ) 70 m de hauteur, l'ACP
n'a pas le temps de visiter les appartements de Génevières ;
nous cyclons direction Galvignac et arrivons sous une chaleur
d'été à Cajarc, petite agglomération au bord du Lot, jour de
marché en son centre ville tassé autour de l'église épiscopale,
village connu grâce à Françoise Sagan, née à Cajarc, où elle
a passé son enfance et Georges Pompidou qui y avait sa résidence
pour se mettre au vert.
Pour l'instant, l'ACP cherche un restaurant et est en pourparlers
avec le « chef » pour trouver un emplacement à l'ombre des platanes
et pas en plein cagnas . Après quelques palabres avec le directeur,
OK pour un repas qui va être succulent. Nos accompagnatrices
nous ont rejoints et le groupe ACP est au complet pour reprendre
des forces, bienvenus sous cette chaleur caniculaire et vu le
circuit de retour cet après midi vers Loc Dieu et Monteils,
il faudra des forces aux cyclos.
Après les agapes et autres apéritifs, nous démarrons à 13 h
30 sous un soleil étincelant, nous traversons Cajarc et à la
sortie un pont interdit aux cyclos que nous traversons à pieds,
nous dépose à l'entrée de la route du Saut de Mouni vers le
village de Gauliac et le Causse du même nom. Ca grimpe et sur
la digestion, il faut rouler tranquille, regroupement au sommet
du Causse où l'ACP se scinde en deux groupes.
Richard, Ian Walter et Francis partent en éclaireurs vers la
chapelle Céléguier, la Maurenque et Martiel.
Le reste du groupe composé de Joachim, Gérard, Daniel, Jean
Claude, Jean Michel suit à bonne allure. A Martiel, nous demandons
la direction du château abbaye fortifié de Loc Dieu et laissons
les dolmens de Martiel et le lac de Moulin de Bannac. A Savignac,
suite à un arrêt vidange, l'ACP se regroupe pour filer en grupetto
et à bonne allure vers Loc Dieu, première abbaye cistercienne
du Rouergue ( 1123) , baptisée le « Locus Del » (lieu de Dieu).
L'abbaye est entourée d'un grand parc ; en 1940, y furent cachées
les plus belles peintures du Louvre dont « la Joconde ». Pour
l'ACP pas question de se cacher et nous passons à fond les manivelles
devant le château abbaye direction La Bastide Cadenac !
Attention, traversée de la nationale, avant d'atteindre la Bastide
Capdenac ; la chaleur aidant, la fatigue commence à user les
organismes. La route est belle et plate sur la Rouquette et
Floirac. mais à la Rouquette, nous bifurquons à gauche en traversant
le hameau sur Floirac, une pente sévère. Petit plateau obligatoire,
tout à gauche sous peine de casser la chaîne, Francis accélère
croyant la bosse courte jusqu'en haut du hameau …. quelques
200 mètres … en fait la grimpée va durer plus d'un kilomètre
! une pente à 15% et plus si affinité !! çà explose et chacun
pour soi, en évitant de casser le pédalier. A ce jeu, nous arrivons
à Floirac en ordre dispersé. Francis et Ian vont à la recherche
d'une fontaine pour recharger en eau le moteur cylo qui entre
le pourcentage de la Rouqette et la chaleur est en train de
prendre feu!!
Une brave dame nous invite à la suivre chez elle : l'eau est
meilleure dixit la dame !! Le reste de l'ACP qui envahit le
village en profite et remplissage des bidons et relaxation des
jambes après cet intermède détonnant. La Rouquette, l'ACP va
s'en souvenir !! Merci Madame qui nous avez ravitaillés en eau
fraiche.
Bon nous ne sommes pas arrivés au bout de nos émotions et prenons
la direction de Monteils, charmant village du Rouergue, ce qui
est moins charmant c'est la grimpée de 10 kms juste à la sortie
du village qui mène sur les hauts de Najac. Richard, Ian, Francis
et consorts commencent à trouver le temps long. La chaleur très
lourde et le kilométrage font leur effet. La pente est conséquente,
chacun monte à son rythme vers les Hauts de Najac et le village
de Mazerolles que nous avons traversé ce matin. Un petit faux
plat montant qui fait mal aux jambes. Mais l'ACP en a vu d'autres
et les cyclos ont un mental à toute épreuve. Une descente sur
Najac qui ne présage rien de positif, il faudra remonter aux
Hauts de Najac ( 3 kms sur une pente ardue et après 140 kms
dur!dur!!).
Tous les cyclos de l'ACP gravissent Najac au courage. Najac
étant connu dans le passé pour sa position stratégique la plus
imprenable de toute la région. Cela suscite bien des convoitises.
Bon les cyclos eux convoitent l'entrée du village de vacances.
Ne surtout pas regarder le château qui s'élève sur une haute
colline ! Najac, propriété des Comtes de Toulouse, verrouillait
toute la vallée. Mais la France, l'Angleterre, les Albigeois,
les Protestants, les Révolutionnaires tentèrent de s'emparer
en vain de Najac.
Mais aujourd'hui, les cyclos de Prades qui au courage atteignent
les Hauts de Najac et le village de vacances : uno per uno,
Najac vient de tomber dans la musette de l'ACP.
Une douche fraiche et un bon massage seront les bienvenus après
une journée aussi chaude et une fin de parcours ardue et très
pentue !! L'eau va couler à flots dans les appartements des
cyclos. Un bel apèro, un succulent repas rouergeat et pour terminer
en beauté, la fameuse partie de pétanque ( se terminant par
un 13-12) après une joute de classe mondiale , requinque l'ACP
pour une deuxième journée vers Cordes et Saint Antonin Noble
Val.
Dimanche 6 juin:
Matin, au réveil, les cyclos de l'ACP se réveillent au bruit
des gouttes de pluie tombant sur le village de Najac. Pluie
et brume au programme ce matin. Partir ou ne pas partir, là
est la question de l'ACP.
A la majorité, les cyclos décident d'attendre une éventuelle
accalmie pour cycler. Seuls Walter et Daniel décident de faire
le parcours dessiné par Jean. Un mental de pèlerin de Compostelle
à l'assaut des chemins de l'Aveyron.
Après le petit déjeuner, départ de Walter et Daniel sur un parcours
superbe vers Cordes sur Ciel, Cahuzac sur Vère, Bruniquet, les
gorges de l'Aveyron puis Saint Antonin Noble Val et Najac (
115 kms).
Walter et Daniel, en véritables cyclotouristes vont boucler
ce magnifique périple sans souci et en toute modestie pas une
goutte de pluie!! dixit Walter et Daniel. Pour le reste de l'ACP,
cyclos et conjoints, une visite touristique d'Albi et sa cathédrale,
pour Joachim, Bernard et conjoints, Villefranche de Rouergue
pour Richard, Aline, Marcel et Carmen, et Cordes sur ciel pour
Gérard, Ian, Jean Claude, Francis, Jean Michel et Gérard afin
de patienter jusqu'au déjeuner prévu à Najac vers 12 heures
en attendant le retour du beau temps sur la région de Najac.
A Cordes, tout est beau même le regret (dixit Albert Camus).
Le regret pour les cyclos c'est de devoir visiter sans le vélo
le beau village médiéval de Cordes, perché sur un promontoire
dominant l'Aveyron calme et paisible, sur fond de brume et de
pluie fine..
Après avoir garé les voitures au parking, une petite promenade
pédestre au cœur de la cité médiévale est d'actualité. Il faut
se dégourdir les gambettes
De belles façades à admirer, beaucoup de galeries d'art et une
imposante halle du 14ème siècle autour de laquelle se concentrent
les petites échoppes et les bars-restaurants.
Premières impressions de Cordes sur Ciel à l'arrivée, un peu
d'histoire : Cordes a été créée par le Comte de Toulouse Raymond
V en 1222. L'Inquisition y causa quelques ravages. L'Age d'Or
de Cordes est du à l'artisanat (tanneries, teintureries, draperies,
puis aux métiers à tisser au 19°siècle), et enfin au tourisme
à partir de 1950.
Les cyclos découvrent de ravissantes maisons gothiques, des
ruelles entièrement pavées ; il est dommage de ne pas avoir
les vélos Paris Roubaix ou plutôt la rue de Gramont à gravir
en plein centre de Cordes.
Pour accéder au cœur de la cité, nous escaladons la grand rue
et passons par la très belle porte de l'Horloge ; puis un escalier
appelé Pater Noster dont les marches sont aussi nombreuses que
les mots de la prière !!
Après la Barbacane et la porte du Plunol, nous atteignons la
grande halle à la recherche « d'un café ». Nous prenons place
sous l'immense halle de 24 piliers de grès octogonaux. Nous
sommes à côté d'un vieux puits d'une profondeur de 114 m dont
34 creusés dans le roc, construit en 1112 est destiné à approvisionner
la ville en cas de siège.
Après avoir siroté le café et assisté aux manoeuvres artisanales
dans les ruelles de Cordes, pas facile de circuler ! nous nous
dirigeons vers la maison du Grand Fauconnier, du Grand Veneur
et du Grand Ecuyer de très belle architecture gothique, et passons
devant l'église Saint Michel et le jardin des Paradis que nous
n'avons pas eu le privilège de visiter, dommage !!!
Il est temps de repartir vers Najac où nous avons rendez vous
avec le reste de l'équipe pour un bon repas du terroir au restaurant
de l'Oustal, excepté Walter et Daniel qui se font un déjeuner
en « cap i cap » à Saint Antonin .
Cuisine rouergote et un aligot fait maison succulent, un restaurant
familial, intérieur et extérieur, à l'ambiance détendue ; l'orientation
de la salle de restaurant permet aux cyclos d'apercevoir les
premiers rayons de soleil.
Bonne nouvelle pour les cyclos.
Bon, il faut se bouger et avant le dessert d'un commun accord
nous décidons de partir rouler pour accélérer la digestion de
ce bon repas du terroir.
Départ 14 h aux Hauts de Najac pour un circuit détente de 70
kms vers Parisot, Loc Dieu, Villefranche de Rouergue puis retour
vers Najac via Sanvensac, la Vagne et La Fouillade pour Jean
Michel, Richard et Francis ; Joachim, Gérard, Bernard, Ian et
jean Claude ont concocté un autre parcours.
Côte de Mazerolles n°.2 et lac de Parisot pour une digestion
expéditive. Le temps est à l'orage du côte de Parizot. Mais
à part quelques gouttes « débordant du lac » nous réchappons
à l'orage et nous poursuivons la route vers Villefranche de
Rouergue sur une route départementale large et roulante, en
faux plat descendant vers l'Abbaye de Loc Dieu et la cité de
Villefranche de Rouergue, ce qui permet à Jean Michel, Richard
et Francis de prendre de beaux relais et de tourner les jambes
en cadence élevée.
Arrêt orientation à l'entrée de Villefranche , il faut traverser
la ville en intégralité pour récupérer la route de Najac, permettant
aux cyclos de découvrir cette bastide créée en 1252 par Alphonse
de Poitiers, frère de Saint Louis ; ville de foires et de marchés
qui connut en 1643 une importante jacquerie du midi « les croquants
de Villefranche », durement réprimée dans le sang par la noblesse
de l'époque. Les cyclos de l'ACP ne se font pas un sang d'encre
pour une visite rapide de Villefranche de Rouergue. Nous apercevons
la collégiale Notre Dame, la place Notre Dame et l'ancienne
chapelle des Pénitents Noirs puis un des plus importants édifices
de Rouergue et chef d'œuvre de la ville : la Chartreuse Saint
Sauveur.
Il fallut 8 ans pour l'achever. Jean Michel , Richard et Francis
ne mettent pas 8 ans pour gravir la bosse menant sur les hauteurs
de Villefranche de Rouergue. Ca roule costaud vers le village
de Sannesac sur une belle route de campagne. Nous cyclons à
bonne allure vers le hameau de La Fouillade et bifurquons à
droite sur Najac. La route nous dépose au cœur du village de
Najac et nous gravissons le dernier kilomètre qui nous amène
aux portes du village des Hauts de Najac; en toute quiétude.
Belle ballade de mise en jambes ou plutôt ballade digestive
qui clôture cette belle journée débutée sous la pluie et terminée
au soleil.
La météo a permis aux cyclos de faire du tourisme en visitant
le village de Cordes sur Ciel et de faire une incursion à Villefranche
de Rouergue.
A table, le soir, chacun raconte ses visites de la journée :
Cordes, Albi, Villefranche et nos circuits vélos ; 3 circuits
en un , fabuleux en pensant à Jean. L'ACP improvise et s'adapte
aux aléas météorologiques.
Demain, départ après le petit déjeuner, direction Rodez en voiture
par un parcours sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle
qui s'annonce passionnant.
Promis Jean,
l'ACP¨va le boucler, bien groupée et au complet !
Lundi 7 juin:
Au Cantagrill, le petit déjeuner de l'ACP a été avancé de 30
minutes car nous avons un trajet voiture de 70 kms pour rejoindre
Rodez, point de départ de cette troisième journée vélo.
A 7 h , les cyclos pradéens ont quitté les appartements du village
de vacances et embarqué valises et vélos dans les voitures pour
un départ prévu à 8 h vers Rodez.
Après un repas copieux et appétissant, nous prenons les paniers
repas que nous positionnons dans les « voitures suiveuses »
: Bernadette, Lalie, Marcel, Carmen et Aline s'occupent de l'intendance
avec brio et professionnalisme.
8 h 05, la barrière des Hauts de Najac est levée pour permettre
aux cyclos de rouler direction Rodez. Une heure trente de trajet
sur les routes du Rouergue et de l'Aveyron, toutes bien entretenues
mais sinueuses , où il est impossible de dépasser. Il faut rester
vigilant et prudent sur la conduire auto.
Enfin, Rodez nous apparaît, pris dans un écrin de verdure et
une boucle de l'Aveyron, dominant la plaine du haut de sa colline
( 625 m d'altitude), capitale du Rouergue. Un peu d'histoire
: Jean Moulin, le célèbre résistant, fut Préfet de Rodez de
1937-1939.
Nous prenons le périphérique direction la zone industrielle
et commerciale de la cité au pied de la vieille ville. Nous
garons les voitures dans un parking devant une agence du Crédit
Agricole, une photo pour Francis, il faut prouver aux collègues
!!
9 H 30 – après une remise sur roues des vélos, les cyclos de
l'ACP sont prêts pour attaquer le circuit de 115 kms concocté
par Jean vers le pays de Conques et de Marcillac, puis en longeant
la vallée du Lot vers Entraygues sur Truyère.
Estaing et Espalion où est prévu le déjeuner avant de terminer
par Bozouls et le retour sur les Causses du Comtal qui nous
amènera à Rodez. Nous roulons sur des routes étroites, au relief
marqué et vallonné de beaux villages, de hameaux au milieu de
coteaux vers le vallon de Marcillac tapissé de vignes de cépage
Fer Savadou. Le Mançois produit le seul vin AOC du département.
Ce sont les moines de Conques qui ont introduit au 10ème siècle
les plantations de vignes sur les vallons de Marcillac.
Daniel, Jean Claude, Gérard, Bernard, Joachim et consorts ne
s'attardent pas trop sur les vignobles et déboulent à bonne
cadence sur le charmant village de Salles la Source après une
vingtaine de kilomètres tranquilles et sans incident sur le
Causse Comtal . Le village s'étage dans un site particulier,
une rivière tombe en cascade de façon spectaculaire devant une
grotte moussue nous passons dans la partie basse du village
en descente et nous apercevons furtivement l'église Saint Paul
et les toits d'ardoise qui luisent au soleil de ce début de
matinée.
L'ACP prend des relais en cascade vers Marcillac, capitale d'un
vin AOC. A Marcillac, tout est rouge; roches et terres confondues.
D'ailleurs, Jean Claude, Daniel ont vu rouge à l'approche d'un
cyclo et l'allure s'accélère jusqu'à Marcillac où règne un micro
climat favorisant la production de fruits et surtout de la vigne.
« Le Marcillac » est revenu à sa meilleure qualité, dégageant
des arômes de framboises ; à son image les cyclos de l'ACP dégagent
une force et une sérénité à toute épreuve ; çà roule à l'unisson
à l'image de Richard, Ian, Jean Claude, Jean Michel, Daniel,
Gérard, Joachim, Walter, Bernard et Francis.
Le peloton de l'ACP fait route vers Saint Cyprien sur Dourdou
et à notre droite se profile le village de Villecomtal la Rouge,
fondé par les compte de Rodez en 1295.
Nous suivons les gorges de la Dourdou et à la sortie d'une boucle
en légère descente, nous débouchons sur Conques. A l'entrée
du bourg, nous bifurquons à droite et mettons « tout à gauche »
pour gravir le kilomètre et défier Conques, la cité des pèlerins
de Saint Jacques de Compostelle.
Peu de mots peuvent décrire l'émotion que l'on éprouve en découvrant
la cité médiévale, magnifique et impressionnante, patrimoine
mondial et bien sur classée dans les plus beaux villages de
France.
Une photo souvenir s'impose pour l'ACP devant ce lieu magique.
Le village se situe au creux d'une pente dans la vallée de l'Ouche,
sur une sorte de cirque en longueur, rappelant la forme d'une
coquille, splendides demeures aux pierres rougeâtres, toits
de lauzes et une merveilleuse abbatiale aux vitraux achevés
en 1944 par le peintre Pierre Soulages. Conques, étape essentielle
des pèlerins de Compostelle sur la « Via Potensis ».
Les cyclos de l'ACP admirent ce lieu magique mais « l'horaire
serré » ne leur permet pas de faire une halte prolongée ; il
faut quitter Conques vers Grand Vabre et les gorges du Lot.
Mais au départ de Conques, Walter est porté disparu ! Retour
sur la cité par récupérer le pèlerin égaré. Walter voulait élire
domicile au cœur de la cité. L'A.C.P. au complet roule sur Grand
Vabre qui marque l'entrée dans les gorges du Lot ; nous longeons
le cours du Lot et nous traversons ses villages accrochés aux
éperons rocheux. Vinzelle, Le Fel, Vieillerie, nous sommes sur
les routes du Cantons jusqu'à Entraygues sur Truyère.
Nous roulons dans un cadre sauvage à la frontière entre Rouergue
et Aveyron en traversant des jolis hameaux et des paysages fascinants
que l'on déroule en enfilade en suivant les bords du Lot . Route
tranquille qui dépose l'A.C.P. au cœur de la vallée du Lot ,
au charmant village d'Entraygues sur Truyère. La chaleur est
au zénith. Entraygues, prononcer« Entrailles », au confluent
du Lot et de la Truyère, d'où son nom qui signifie « entre deux
eaux ».
L'A.C.P. , elle, est bien entre deux eaux quand nous franchissons
le beau pont gothique et trouvons la cité médiévale, bordée
de demeures des 15 et 16ème siècles ; un arrêté ravitaillement
et récupération s'impose. La fatigue et surtout le soleil commencent
à émousser le physique des cyclos. Faut refaire des forces car
il manque 25 kms jusqu'à Espalion.
L'A.C.P. aura tout loisir de découvrir cette région surnommée
« le jardin de l'Aubrac », vergers et vignes sont plantés le
long des berges du Lot.
Francis, Richard et Ian essayent de maintenir une cadence permettant
au groupe de rester groupé en suivant les méandres du Lot ;
nous atteignons le belvédère du Calvaire et pour l'A.C.P. cela
commence à devenir « un calvaire » de tenir la même cadence
vers Estaing qui heureusement se profile à l'horizon. Bourgade
édifiée au confluent du Lot et de la Caussane, fief de la famille
d'Estaing, c'est Charles Henri, amiral commandant la flotte
française envoyée pour soutenir la guerre d'Indépendance des
Etats Unis qui construisit le très beau château dominant le
village.
Les cyclos de l'A.C.P. ne sont pas à Estaing pour visiter le
château ; leur préoccupation est de trouver rapidement un bar
pour siroter une bonne bière ou un Perrier, au choix et reprendre
des forces. Une halte salvatrice qui permet aux cyclos de se
requinquer et de partir sur Espalion distante de 10 kms avec
un mental décuplé. Les bulles du Perrier et les effluves de
la bière ont permis aux cyclos de retrouver par enchantement
leurs jambes.
L'A.C.P. met le turbo pour effacer les 10 derniers kilomètres
de cette magnifique matinée au bord du Lot.
Enfin, Espalion se découvre aux yeux des cyclos ; située sur
une plaine sur le chemin de Compostelle, à la frontière des
bocages et pâturages qui annoncent l'Aubrac et les pentes boisées
du Causse du Cantal, ville carrefour entre Rouergue et Aveyron.
Pour les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, elle représentait
le sourire du Midi après la dure traversée de l'Aubrac ; pour
les cyclos de l'A.C.P., elle représente le ravitaillement du
déjeuner et surtout un repos bien mérité au bord du Lot dans
un site calme et reposant ; un bon pique nique à l'abri des
rayons du soleil qui sera de tout bénéfice pour les cyclos.
Vue magnifique sur le « Pont Vieux » et le château Renaissance,
appelé Vieux Palais.
Moment de relaxation dont les cyclos profitent pour se délecter
d'un panier repas succulent et d'une courte sieste avant de
terminer les 30 kms les séparant de Rodez.
Bon, un petit café au bistrot du coin, un peu de crème solaire
et direction « le Trou de Bozouls ».
Sortie d'Espalion, par une grimpée digestive à souhait, pour
une reprise des hostilités, c'est gagné ! L'A.C.P. roule un
par un, fini la tranquillité vu la circulation sur la D920,
exit le calme des gorges du Lot.
Nous arrivons à Bozouls, pittoresque bourgade bâtie sur le pourtour
du « Trou de Bozouls »., curiosité géologique de la région.
Rive droite, le nouveau Bozouls ; rive gauche, le village médiéval
avec ses maisons bâties sur les bords de la falaise avec sa
belle église.
Arrêt photo au Belvédère qui surplombe le « canyon en fer à
cheval », au dessus du Dourdou. 400 m de diamètre et 100 m de
profondeur !!
Après cet intermède géologique, l'A.C.P. remet du braquet, faut
redescendre au fond du trou pour remonter sur la rive opposée
et retrouver la route nous amenant vers Grespiac et Bezonnes,
hameaux bâtis sur le Causse Comtal. La route sillonne sur un
faux plat montant où l'A.C.P. se scinde en deux. Grupetto vers
Sébazac Conconet, cœur du Causse Comtal.
Cà monte et çà descend aussi vite !! l'A.C.P. cycle à saute
moutons sur la lande de Lanhac, avant de piquer « à bloc les
manivelles » sur Rodez, via le village d'Onet le château, après
une ballade de 120 kms sur les routes de Saint Jacques de Compostelle.
L'A.C.P. au complet atteint e parking du Crédit Agricole sans
indicent . Les cyclos sont heures d'avoir terminé en beauté
ce périple Rouergeat.
Une douche à la bouteille d'Evian ou de Vittel, au choix des
participants et puis direction le Roussillon dans la foulée
et sans transition.
Tant pis pour le parcours piéton fléché de la ville médiévale
de Rodez, exit la cathédrale Notre Dame, le palais épiscopal
et le musée Fenaille et sa collection de statues menhirs 1ère
en Europe.
En tout cas, une journée bien remplie depuis notre départ des
hauts de Najac !!
Un séjour sans souci pour l'ACP et leurs deux petits nouveaux
Marcel et Carmen et à l'année prochain vers une autre région
française et en cyclo ….tourisme
FRANCIS
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