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vendredi 9 juin
2007
Départ de
Prades à 9 heures en direction du Pays Basque et plus précisément,
le village de vacances d'Urrugne sur la côte basque où l'ACP
va prendre ses quartiers, village VVF de « Untxin » à 500 m
de la plage de Socoa, à proximité de Saint Jean de Luz, dans
un environnement résidentiel, situé au bord d'une petite rivière
calme et tranquille pour l'ACP.
Cette année
José et Vincent seront les grands absents côté cyclos et côté
« directeurs sportifs » Aline et Marie Ange ne seront pas du
voyage. Pas de pique nique à midi, dommage!
Après une
halte déjeuner sur une aire d'autoroute « toulousaine » , où
l'ACP se retrouve « par surprise et portable interposé », n'est
ce pas Jean Michel et Yann, on ne sait pas qui suivait qui ?
Pas besoin de discours à l'ACP. L'ACP reste groupée en toute
circonstance.
Nous arrivons
à Urrugne par la route du littoral et la corniche basque et
le port de Socoa. Urrugne et son château d'Urtubie ( lieu de
séjour de Louis XI) et son église Saint Vincent, à la devise
de son cadran solaire : « vu lerant omnes, ultima necat ( toutes
les heures blessent, la dernière tue) ».
Pour l'instant,
l'ACP est en pleine forme et chacun prend possession des logements
sympas et confortables. Michel « le grand retour », accompagné
de Rosette, et des deux « Jean Claude » et Yann, les nouveaux
cyclos et le reste de la troupe font le tour du propriétaire,
avant de passer à table, dans une belle salle de restaurant
où nous aurons droit à un repas succulent et un service attentionné.
Après le
briefing et sur recommandation de Bernard ( Monsieur Météo),
nous décidons de programmer les cols basques le samedi et la
côte landaise le dimanche et de terminer le séjour basque le
lundi par l'Alto de Jaizkibel de San Sébastian, une petite promenade
e une partie de pétanque et les cyclos vont se coucher et rêver
des cols basques.
« sur
le chemin des contrebandiers basques »
Un petit
déjeuner copieux, certains en renversent leur chocolat, nous
nous rendons au local à vélos pour la prise en main de nos montures
; quelques informations sur la direction à prendre pour Ascain,
données gracieusement par les dames de ménage du VALVVF et nous
voilà d'attaque pour dompter les cols basques
Enfin presque!
Car certaines « stars » de l'ACP se font attendre pour la photo
de groupe. Bernard et Alain sont débordés par leur « fan club
».
8 heures,
c'est parti en douceur. Faut prendre la bonne direction vers
Ascain. Nous nous dirigeons vers le château Urtubie et 1er arrêt
pour l'ACP; Jean-Claude ayant oublié de serrer sa roue arrière,
un simple détail de jeunesse qui permet à Jean de se faire confirmer
« en Basque » la direction du col Saint Ignace, 1ère difficulté
de la journée.
Nous cyclons
vers Olhette, sur une belle route large, au revêtement roulant
en saute moutons sur les collines basques. Nous arrivons en
peloton sur un pont romain au dessous duquel coule La Nivelle
et bifurquons sur les premières pentes du col Saint Ignace.
L'ACP se scinde en plusieurs groupes. L'ACP mouline « tranquille
», de lacets en lacets, vers le sommet de Saint Ignace vers
le lieu de départ du fameux train de la Rhune à crémaillère
culminant à 905 m et le village de Sare et ses fameuses grottes
fermées depuis le mois de mai à cause d'inondations et « en
reconstruction ». A Sare, les Saratars sont fiers de leur gâteau
basque et en parlant gâteau une pause déjeuner s'impose au pied
de la « Rhune » où les touristes arrivent pour la ballade à
train à crémaillère .
Le 1er col
a été escaladé sans problème et l'ACP repart « au train » vers
Ainhoa, à belle allure grâce à un tempo orchestré par le tandem
Jean Claude bis qui « enroulent la plaque » et un duo Yann et
Michel faciles et à la pédale légère, Joachim, Gérard et consorts
n'ont pas le temps de flâner ni d'apercevoir les animaux de
la Rhune, dispersés dans les collines et bois alentours : le
Pottock (petit cheval basque), le Manech ( brebis basque) et
le vautour fauve.
En parlant
de fauve, l'ACP se faufile, telle un guépard, à travers la forêt
d'Ainhoa où se profilent les splendides maison labourdines,
à colombages. Le fronton basque et Notre Dame d'Aranzazu accueillent
les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle ......... pardon
les cyclos pèlerins de l'ACP.
Jean-Michel,
Michel, Richard et Jean se relayent vers la frontière basque
espagnole de Doncharia, « pas de contrebande ». Bernard en profite
pour donner les instructions à l'intendance pour le repas de
midi à Saint Jean Pied de Port.
Doncharia,
village frontière prisé par les ventas, l'ACP prend la direction
d'Elizando/Pamplona vers Urdax et le 2ème col de la journée
« le puerto de Otxondo ». Courte descente puis finie la rigolade,
6 kms pas faciles attendent les cyclos. La route est large,
dégagée sur les premiers kilomètres où l'ACP est éparpillée
sur ses flancs. Les duos se forment : Jean Michel, Jean Michel,
Richard semblent les plus à l'aise, Michel, Walter, Jean, Jean
Claude ont de la réserve. Les derniers kilomètres se font dans
la belle forêt d'Otxondo. Au sommet une fontaine délicieuse
et une aire de pique nique où de charmantes « basques » préparent
déjà « le pique nique », un ravitaillement bienvenu après cet
effort conséquent et cette grimpette loin d'avoir déstabilisé
l'ACP à l'image de Gérard et Joachim et Alain contrôle la situation
et se concentre pour affronter le 3ème col de la journée, le
col d'Aspéguy.
Descente
vertigineuse et magnifique, en lacets serrés à travers les fermes
basques, qui amènent l'ACP à Arizun au pied d'Ispéguy.
Regroupement
général sur une petite route qui nous mène au contrefort du
col d'Ispéguy « col sauvage et encaissé » où Yann à la fâcheuse
idée de casser un rayon de sa roue arrière. Arrêt pour les mécanos
de l'ACP. Les non grimpeurs en profitent pour s'échapper sur
les pentes d'Ispéguy, Francis a failli se faire décoiffer par
un basque bondissant roulant à tombeau ouvert. Merci Jean Claude.
Grâce à
un dépannage made in Jean Michel, çà repart sur une route qui
s'élève en paliers, virages relevés au revêtement parsemé de
sables grossiers et « bosses » sur une route étroite et sauvage.
Le groupe de chasse composé de Richard, Jean Michel, Yann, Jean
Claude, Francis se rapproche des échappés sous un soleil de
plomb. L'ACP se regroupe et franchit au complet le col d'Ispéguy.
Dur et beau. Ca chauffe sous les bandanas et les lunettes de
soleil sont les bienvenues ainsi que la crème solaire.
Une photo
de groupe prise par d'aimables cyclos belges et la discussion
centrée sur le lieu du déjeuner de midi. Vite les portables
! Où sont les femmes ! Urgence par SMS sur Saint Jean Pied de
Port.
L'intendance
a t elle réservé? Ouf! Enfin nous savons, un restaurant nous
attend à Saint Jean Pied de Port.
Bon il est
tard, et il reste de la route à faire et en 1er descendre le
col d'Ispéguy vers Saint Etienne de Baigorri, plus de 10 kms
de descente étroite et sinueuse à souhait, vertigineuse par
endroit. Francis en tête déboule sur Baigorri, niché au creux
de la vallée des Abdudes et cernés par les crêtes de Iparra.
Faut pas se louper aux virages serrés et difficiles sur un goudron
fondant . L'ACP se regroupe au centre du village, composé de
maisons basques navarraises aux pierres taillées et linteaux
gravés aux balcons en bois, l'ACP est composée de deux groupes
(certains s'arrêteront à la pause déjeuner à Saint Jean Pied
de Port). Vu l'heure tardive, faut crapahuter Le repas va se
mériter et l'ACP déguster sur ces derniers kilomètres (c'est
le mot juste !), les vins Irouleguy sur une route qui monte
et qui descend, de bosse en bosse, à ce jeu Richard, Jean Claude
1er en costauds sont à leur aise, il faut jouer du dérailleur
et sortir le bon braquet, gare aux crampes!
Nous apprécions
le vignoble qui s'étale en terrasses sur les flancs des collines
basques de Baigorri. Ultreia ( en avant) se disent les valeureux
pèlerins de l'ACP en entrant dans la cité de Saint Jean Pied
de Port sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, en pays
de Cize. L'intendance nous guide « au restaurant », vu l'heure
tardive, le repas fut rapide et léger. A première vue, le restaurateur
basque n'aime pas les cyclos catalans, trop pressés à son goût.
Nous décidons
de prendre le café et le dessert au coeur historique de la citadelle
et goûter les spécialités d'Artizarra où une charmante basque
nous fait oublier les désagréments du repas en nous servant
café, thé, confiseries et gâteau basque.
L'ACP ne
s'étant pas faite enfermer dans la prison « dite des évêques
» nous enfourchons, en pleine forme, nos vélos direction Bayonne
Via Osses Bidarray, route large en faux plat descendant en suivant
les méandres de la Nive, nous laissons Saint Martin d'Arrosa
sur le flan gauche et fonçons vers Louhossoa. Nous apercevons
à droite le village d'Hélette et sa fameuse fromagerie d'Ayour
Gasmatezia. Ixassou et le pas de Rolland est atteint. L'ACP
fait une pause rapide pour demander la direction d'Espelette.
La fatigue
due aux efforts du matin et la chaleur de l'après midi commence
à gagner les gambettes. Le soleil tape fort, je dirais un soleil
pimenté comme le piment d'Espelette, ramené par les découvreurs
du nouveau monde : le gorria. Pour l'ACP la route devient épicée,
pour éviter la déshydratation et se rincer le gosier, vite une
ferme avec un robinet où l'eau fraîche coule à flots. Pour l'autorisation
de l'agriculteur basque, on verra plus tard.
Cette eau
fraîche revitalise les cyclos, n'est ce pas Yann et Jean « rouges
piment » qui dévorent la route gourmande des basques direction
Saint Pée de Nivelle et Ascain. Richard, Jean, Jean Claude bis,
Jean Michel, Francis, Yann enroulent de concert la grosse plaque
devant le lac de Saint Pee de Nivelle, pas le temps de plonger
ou de pêcher la truite, nous apercevons le château des Sorcières
et l'église de Saint Pée avec sa voûte en forme de coquille
Saint Jacques. Nous laissons le fronton basque où Gantxizi Harotcha
inventa la chistera.
A Ascain,
un bistrot basque nous attendait, la patronne nous sert de rafraîchissantes
bières blondes qui régalent les cyclos quelque peu « secoués
» par un parcours basque très chaud. Nous décidons d'arriver
à Saint Jean de Luz pour rechercher un magasin de cycle, faut
réparer et centrer la roue arrière de Yann sinon il risque de
cycler à gauche ..............;
Sur une
inspiration de Francis qui loupe l'embranchement de la corniche
basque, l'ACP tombe pile poil sur un magasin de cycles où un
mécano prend le temps de « centrer » et « rayonner » la roue
de Yann. Travail de pro.
Cet intermède
« atelier et mécanique » permet aux cyclos de l'ACP de se refaire
« la cerise » pour affronter les 3 derniers kilomètres de la
journée par la corniche basque, vers le port de Socoa et Urrugne,
en longeant le port et la plage de Saint Jean de Luz, une formalité
pour l'ACP après plus de 140 kms sur la route des contrebandiers.
Une bonne
douche, un bon massage et nous prenons un apéritif mérité avant
« le repas basque » concocté par le chef du VAVVF.
Le temps
vire à l'orage avec vent et pluie qui dégringole sur Urrugne
et la côte basque.
Un repas
bien « arrosé » et pour demain matin les nouvelles météo sont
à l'orage et grêle sur la côte basque et landaise.
Dimanche
10 juin
« randonnée
sur la côte landaise »
Malgré le
temps gris et maussade et les orages de grêle prévus par Monsieur
Météo, les cyclos de l'ACP partent à l'assaut de la côte landaise
via Biarritz, Cap Breton et Hossegor pour atteindre le Vieux
Boucau où un restaurant sympa va accueillir les cyclos pour
la pause de midi.
Quelques
crevaisons dues à la chaussée mouillée et deux petites chutes
sans gravité en matinée, ne purent arrêter les cyclos de l'ACP.
Le retour
dans l'après midi se fait sous le soleil, revenu par miracle
sur une route plate et sans incident mécanique à déplorer.
L'ACP rejoint
au complet Urrugne. Enfin, il faut dire qu'il manquait le matin
deux cyclos au départ, Francis et Richard ayant été retenus
au dernier moment par une corrida à Biarritz et un concours
de pelote basque à Saint Jean de Luz l'après midi.
lundi
11 juin
« ballade
cycliste sur la corniche basque et l’Alto de Jaizkibel »
La pluie
du dimanche matin, accompagnée de rafales de vent a dégagé le
ciel et un soleil étincelant va accompagner les cyclos pradéens
tout le long de la corniche basque d’Urrugne jusqu’à Hendaye
puis vers Irun ( Espagne) à l’Alto de Jaizkibel.
Les cyclos
biens groupés autour de Jean, Jean Claude et Michel et biens
« calés » côté estomac après un petit déjeuner copieux ( les
cyclos ont fait le plein de vitamines), démarrent la montée
de la corniche basque au pied du Port de Socoa, magnifique ce
matin sous un ciel sans nuage. La route est agréable, le revêtement
parfait jusqu’à Hendaye, par contre l’étroitesse de la chaussée
met en file indienne le peloton de l’ACP qui voit défiler sous
ses yeux les vertes collines de l’intérieur et les rochers fouettés
par les rouleaux de l’océan : somptueux et merveilleux paysages
de la côte basque.
A ce jeu
de montées entrecoupées de courtes descentes et de virages,
l’ACP se scinde en petits groupes jusqu’à Hendaye où le regroupement
intervient avant de traverser la ville en direction de l’Espagne
et plus précisément d’Irun, par le bord de mer et la belle avenue
menant au port d’Hendaye via son casino.
Francis
prend la têt du petit peloton vers Irun pour prendre la direction
de Fuenterrabia et l’aéroport afin d’arriver à Hondarribia,
bourg espagnol où l’ACP va escalader le célèbre Puerto de Jaizkibel
col incontournable de la Classic San Sebastian.
Mais auparavant,
sortir d’Hendaye encerclée par de travaux à tout coin de rue
, pire qu’Andorre, c’est dire!
Après maintes
bifurcations à droite, à gauche, en sens unique, entre les voitures,
l’ACP réussit à pénétrer en Espagne via Irun. Irun où nous attend
une circulation dense sur la route nous menant à l’aéroport
de Fuenterrabia « uno par uno », 3 kilomètres de « corrida basque
» heureusement les bas côtés sont larges ; pour atteindre le
village de Hondarriba, pied de l’Alto de Jaizkibel. A la sortie
du village, l’ACP se compte avant d’affronter l’ascension des
10 kms. Le compte est bon, l’ACP est sortie indemne de la traversée
d’Irun.
Les premiers
kilomètres grimpent de façon régulière jusqu’à Notre Dame de
Guadalupe ( très belle chapelle). Le tempo amené par Jean Claude,
Richard, Jean Michel , Yann et Francis permet de franchir cette
première partie, en forêt, sur une bonne cadence ; puis courte
descente pas bon signe une descente au milieu d’un col !
Bingo, la
pente se redresse à plus de 10% et l’ACP est déjà scindée en
plusieurs « grupettos ». Les cinq derniers kilomètres sont difficiles,
cadence de pédalage assurée sur la petite plaque. Le paysage
est magnifique, le temps féerique. Le groupe de tête Richard,
Jean Michel, Yann, Jean Claude et Francis mouline à tout va.
Cà roule sérieux vers ……..le maillot à pois.
Derrière,
Jean Claude, Michel, Walter, Gérard, Daniel, Bernard et Alain
avec Jean bien sûr ! grimpent en souplesse à l’image de Bahamontes
sur ce col à la chaussée étroite et pentue mais au revêtement
parfait. La forêt a fait place aux pelouses vertes des collines
où paissent les chevaux basques (pottocks) et les moutons.
Côté météo,
pas de vent sur le Jaizkibel, pas de nuage sur la côte, l’océan
est magnifique. Les cyclos découvrent une flore où se mêlent
genêts, pins et eucalyptus.
Au sommet,
le sprint est remporté par Richard de justesse devant Jean Michel
et Francis pour « une poignée de cacahuètes » et un verre d’eau.
Petit bout
de descente vers San Sebastian, pour admirer le panorama exceptionnel
sur la baie de Txingudi et les criques rocheuses où se prélassent
voiliers et autres navires de plaisance.
Les cyclos
pradéens arrivent tous « très facile » à l’image de Jean, Alain,
Bernard, Daniel etc …. au panneau de l’Alto de Jaizkibel où
une photo s’impose sur ce site occidental des Pyrénées. Puis
descente à Notre Dame de Guadalupe pour la pause déjeuner cyclo
: pâtes de coing, pain au miel, compotes de pommes et où la
fontaine permet aux cyclos de remplir les bidons et d’admirer
la plaine d’Irun avant d’affronter une deuxième fois « l’enfer
d’Irun » et les travaux d’Hendaye , pas facile de trouver la
route du port et la corniche basque.
Avec un
peu de patience, l’ACP y arrive et le retour par la corniche
se fait en roue libre, entrecoupé de belles accélérations pour
garder le rythme basque.
Les cyclos
en profitent pour s’imprégner des beautés du paysage et nous
voilà déjà aux portes de Socoa et d’Urrugne où une dernière
photo à la Tour du port de Socoa conclut ce périple en terre
basque.
Une dernière
douche au village de vacances « pas oublier de prendre les tickets
pour la douche » n’est ce pas Jean, Walter, Gérard et consorts
! puis un repas toujours aussi convivial, à la salle du restaurant,
termine ce séjour délicieux au pays basque.
Nous prenons
d’ores et déjà rendez vous pour l’année prochaine en espérant
être encore plus nombreux peut être en Savoie, du côté d’Annecy
ou ailleurs.
José notre
président et le comité des sages le décideront après les vendanges
d’Eus. A coup sûr, une bonne cuvée pour …………2008.
FRANCIS
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